Culture de l’entreprise relationnelle
La création d’une culture relationnelle au sein de l’entreprise est un des aspects essentiels de la réussite de ce type de stratégie. Rappelons que la culture est composée de convictions, de normes et de valeurs internes auxquelles le personnel d’une entreprise adhère. Cette culture va avoir un impact sur le comportement de celui-ci.
L’instauration d’une culture d’entreprise reste à chaque fois une opération sensible et complexe. On ne peut obliger les collaborateurs à accepter normes et valeurs fondamentales par règlement. Plusieurs cultures peuvent également coexister dans l’entreprise. Par exemple, la culture des cadres et celle du personnel d’exécution peut être assez différente.
Pour mettre en place une culture relationnelle, il apparaît important de
Savoir décrire les valeurs et les normes communes au sein de l’entreprise.
Placer les personnes qui propagent la culture et qui servent d’exemple aux autres aux postes adéquats.
Communiquer systématiquement en interne ces normes et ces valeurs et savoir les traduire en action concrètes.
Avoir recours à des éléments symboliques forts dans la dissémination de la philosophie relationnelle au sein de l’entreprise ( tenue vestimentaire, code de conduite, etc…)
Relayer valeurs et normes dans la gestion des ressources humaines en termes de promotions, sanctions, formation, motivation, etc…
Mesurer précisément la performance relationnelle des collaborateurs pour pouvoir apporter des améliorations par rapport aux résultats obtenus.
Il est important de rappeler ici que ce sont les hommes qui initient et développent les relations, pas les systèmes informatiques. Si de nombreux échecs ont été enregistrés dans la mise en place de système de CRM, c’est parce que ces entreprises avaient oublié ce précepte, mettant l’accent sur les systèmes informatiques plutôt que sur les aspects humains.
Les aspects les plus importants en termes de compétences humaines et relationnelles apparaissent être les suivants :
Une bonne capacité d’empathie, faculté de pouvoir se mettre à la place du client et d’être sensible à ses problèmes.
Une attitude ouverte, transparente et sincère, particulièrement dans la gestion des moments critiques de la prestation de service.
La reconnaissance honnête de ses limites et de ses capacités professionnelles. (il est prouvé que le fait de ne pas reconnaître ses torts dans une relation commerciale est bien plus dommageable que de tenter de gérer les problèmes quand ils se posent).
La capacité de rester positif vis-à-vis de l’interlocuteur.
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